Alors que de nombreux manufacturiers annoncent la disponibilité prochaine de leur liseuse électronique, plusieurs s'interrogent l'impact que pourrait avoir l'adoption de ces appareils par une presse imprimée en état de crise. État des lieux avec la possible commercialisation d'une liseuse Kindle grand format.
Ils sont plusieurs dans l'industrie de l'information imprimée à espérer beaucoup de la commercialisation prochaine de liseuses électroniques et du «e-paper». En crise depuis plus de 15-20 ans, les quotidiens imprimés ont vu leur lectorat s'effriter au cours des trois dernières années au point où la survie de plusieurs d'entre eux est en jeu.
De grandes villes comme Seattle et Denver avec le Rocky Mountain News ont du faire face à la disparition de leur quotidien local. Et d'autres grands centres urbains comme Los Angeles et Chicago ne sont pas en reste.
Or, il est quand même surprenant de constater que de grands quotidiens disparaissent alors qu'au même moment, on nous révèle que l'audience en ligne des «journaux» ne cesse d'augmenter.
Cela dit, le passage du papier vers Internet que certains quotidiens ont entamé ne se fait pas sans heurts. Malheureusement pour eux, la rentabilité de ces journaux en ligne n'est pas au rendez-vous. Certains s'interrogent même sur le concept de gratuité. «Avons-nous fait une erreur en donnant l'intégralité de nos contenus?»
Quoi qu'il en soit, il serait fort difficile pour ces quotidiens de revenir en arrière. On le sait, une fois que le génie sort de la bouteille, il est impossible de lui faire réintégrer la chose. C'est pourquoi les éditeurs des grands groupes de presse surveillent avec attention la commercialisation des liseuses électroniques et les développements dans le domaine du papier électronique.
Et on les comprend, car à terme, le modèle économique que représente l'imprimé est voué à disparaître. Autant pour des raisons économiques qu'environnementales. C'est pourquoi l'arrivée de ces liseuses représente une planche de salut pour les éditeurs. Mais l'est-elle vraiment?
Posons-nous la question : que représente pour les grands groupes de presse ces appareils électroniques? Un simple moyen de sauver leur modèle économique existant.
La belle affaire!
Comme si l'adoption de tels appareils pouvait inciter les consommateurs à changer leurs nouvelles habitudes. Répétons-le : le génie est sorti de sa bouteille. Pas question pour lui de la réintégrer. Quid des problèmes reliés à la publicité qui migre vers le web? Et des annonces classées? Et des sections carrières et professions? Et des avis légaux? Toutes les vaches à lait des imprimés qui ont pris le virage Internet.
Avant de penser outils et mode distribution, et il faut réfléchir aux technologies, il convient aussi de revoir les contenus eux-mêmes.
Honnêtement, quel que soit l'appareil, liseuse ou papier électronique, croyons-nous sincèrement que les consommateurs paieront-ils pour recevoir cette même information homogénéisée, que dis-je, pasteurisée, que l'on retrouve un peu partout sur la Toile?
Avant de revoir les modes de distribution et les technologies employées pour diffuser le contenu, attardons-nous en premier à la qualité de l'information elle-même. Ne tentons surtout pas de reproduire sur écran le modèle imprimé tel que le connaissons aujourd'hui, mais essayons plutôt de tirer profit des possibilités que nous offrent le réseau tout en n'oubliant pas qu'au bout de chaque connexion se trouve un humain. Un consommateur. Qui aujourd'hui a le choix.
Car quoi qu'on en dise, les médias ont un bel avenir devant eux. Mais ils n'ont d'autres choix que de changer.
En complément de lecture:
Looking to Big-Screen E-Readers to Help Save the Daily Press
par Michel Dumais
Dans le mille Monsieur Dumais .
EN gros et même souvent ce n'est pas le média lui même le problème mais son approche . Moi je lis le Journal le Métro ... moins chiant que le 24H bourré de PUB et de toutes les arnaques de ventes inimaginable .
Pour moi le Journal de Montréal c'est fini et non pas pour les information mais pour le manque d'information . 3 pages de pub pour une seule nouvelle .
l'approche publicitaire sur le WEB est totalement différente et pire encore , elle cible un publique précis en fonctions des sujets proposé quand c'est pas tout simplement des Publicités interactives .
SI les liseurs possède un accès WIFI à tous les autres centres d'information peut être que cet appareil deviendra intéressent .
Je m'explique . Dans mon liseur ou bien mon journal numérique portatif j'ai un abonnement (numérique) au Devoir par exemple pour nommé que lui . ET donc un accès privilégier aux informations du quotidien (membre seulement) et qu'en plus l'appareil en question me permet d'allé faire deux ,trois visites sur Branchez-Vous (ou autres contenu WEB) alors LA ce sera un appareil avantageux .
Pour moi, les médias sur papier, c'est d'une époque révolue. Toute mes actualités, que ce soit des nouvelles internationales, politiques, économiques, artistiques, informatiques et etc, c'est sur le net que je consulte. Alors une liseuse électronique, pratique et conviviale, j'attends sa venue depuis longtemps. Fini la bouteille de Purell, fini les lunettes de vision, fini le bac de recyclage à trainer avec soi: que du pratique et du bonheur. Nous ne sommes plus à l'aire de ce qu'on doit lire, mais plutôt de ce qu'on veut lire. Où ça nous plait, quand ça nous plait et de la manière que ça nous plait.
Je suis curieux de savoir si la lisibilité est aussi bonne que sur papier. (C'est fatiguant pour les yeux lire à l'écran)
Oui mais...
Oui mais... Une liseuse comme le Kindle d'Amazon n'est pas encore disponible au Canada, 18 mois après sa sortie aux USA ! L'histoire du lecteur MP3 Zune de Microsoft qui se répète ?