Perturbations sur la planète média: Des quotidiens abandonnent l'Associated Press

Est-ce le début d'une tendance? Toujours est-il que Star Tribune du Minnesota vient de signifier à l'Associated Press qu'elle entend annuler son membership. Tout comme plusieurs autres quotidiens. «Follow the money».
Difficile de lire un quotidien américain et de ne pas tomber sur la signature de l'Associated Press, une des agences de presse les plus importantes qui soit. Et pourtant, dans deux ans, soit le délai minimal qu'un quotidien doit respecter avant d'annuler son membership, il n'y aura plus de texte de l'Associated Press de publié dans le Star Tribune du Minnesota.
En effet, le grand quotidien du centre des États-Unis vient de signifier à l'agence de presse que son entente avec elle prendrait fait en 2010, principalement en raison de considérations financières. Plus tôt cette année, l'éditeur Nancy Barnes avait cosignée une lettre avec 7 autres éditeurs de grands quotidiens remettant en cause la tarification de l'AP.
De dire ces éditeurs dans leur lettre, «nous n'obtenons pas de l'AP tout le support nécessaire alors que nous devons faire à une situation critique. Si l'AP ne nous aide pas, nous n'aurons d'autre choix que de recourir à des coupes drastiques dans la rédaction.»
Et le Star Tribune n'est pas le seul à donner son «4%» à l'AP. Huit des plus importants quotidiens de l'Ohio viennent de fonder l'Ohio News Organization, une coopérative dont la mission ressemble sensiblement à celle de la Presse Canadienne.
Et c'est sans compter les retraits du New York Daily News et de l'agence Dow Jones Newswires qui, de son côté, entend plutôt poursuivre l'aventure avec l'agence France-Presse.
Mais qu'est ce qui motivent autant d'entreprises de presse de vouloir quitter le giron de l'Associated Press? Il y a l'argent, soit, et le manque de flexibilité de l'AP, mais aussi cette entente de partenariat entre l'AP et Google qui a eu comme effet de mécontenter les éditeurs de quotidiens. De plus, certains quotidiens comme le Star Tribune ont fait savoir à l'AP, sans grand succès, qu'ils n'appréciaient pas voir leurs compétiteurs locaux publier leurs articles de fond retravaillés par les rédacteurs de l'Associated Press.
De son côté, l'AP a récemment annoncé réduire de 21 millions $ les sommes demandées à ses membres.
Rappelons que l'Associated Press a aussi connu une très vilaine presse (!) auprès des blogueurs lorsqu'elle en a assigné quelques-uns en justice pour avoir reproduit des extraits (et non pas l'intégralité) de dépêches.






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