Les tarifs des fournisseurs de sans-fil sont un frein à l'innovation
Alors que le marché des contenus mobiles prend son envol dans les vieux pays et aux États-Unis, au Canada, les tarifs des fournisseurs de sans-fil limitent grandement la mise en place d'une industrie locale. Frein à l'innovation que ces offres de services prohibitives? You bet!
Selon une étude de MultiMedia Intelligence, le marché des plates-formes de contenu mobile de qualité a enregistré une hausse de près de 20% en 2007, générant un chiffre d'affaires de 3,4 milliards de dollars. Alors que les abonnés de téléphonie mobile recherchent de plus en plus de personnalisation et de contenu de divertissement amélioré, ils sont en effet plus enclins à acheter du contenu de qualité, à savoir des sonneries de téléphone, de la musique, des jeux sur mobile et de la vidéo.
VNUnet.fr. Le marché des contenus mobiles prêt à décoller
Le problème, c'est que ces chiffres sont le portrait d'une réalité qui n'est pas la nôtre.
La réalité canadienne est tout autre. Les tarifs prohibitifs dans le domaine du sans-fil empêchent ce nouveau marché qu'est l'Internet mobile de se développer. Et ce n'est pas parce que les consommateurs ne veulent pas accéder à ce marché. Il n'y a qu'à voir les ventes en hausse de téléphones intelligents au cours des derniers mois pour s'apercevoir que les internautes sont prêts à «consommer» des produits d'informations et de divertissements en ligne.
Le iPhone est sans contredit le plus bel exemple de produit pouvant servir de locomotive au marché des contenus mobiles. Que voilà un bel outil pour accéder à ces contenus. Et pourtant, jusqu'à jeudi dernier, avant que Rogers présente son offre de services «améliorée», il eut été difficile de profiter des contenus mobiles avec son iPhone tant les limitations constituaient un frein.
Or, on le sait par le biais de quelques sondages récents, s'il n'y avait qu'un seul outil à apporter dans une île déserte, les jeunes choisiraient avant tout leur téléphone portable, et ce, au détriment de l'ordinateur personnel. Un téléphone multimédia, du type iPhone.
Les nouvelles générations sont prêtes à «consommer» des produits d'informations et de divertissements par le biais de leur téléphone portable (voir à ce sujet le billet de mon collègue Alain McKenna). Les technologies avant-gardistes comme le iPhone sont maintenant commercialisés. Seuls les tarifs prohibitifs des sociétés de télécommunication canadienne empêchent les consommateurs de vraiment d'envahir le marché des contenus mobiles.
Au détriment des grands groupes médias canadiens qui n'attendent que le signal du départ pour se lancer dans cette course folle où déjà , leurs concurrents américains et européens ont pris de l'avance.
Tarifs exhorbitants = frein à l'innovation?
J'affirme, je persiste et je signe.
Et vous?








