Durant la présentation des Jeux Olympiques de Beijing, Radio-Canada nous promet une couverture exceptionnelle de l'événement sur Internet. Pour ma part, j'y vois un véritable test: les nouvelles générations, celles qui disent avoir délaissé la câblo-distribution ou le satellite au profit d'Internet, répondront-elles présents? J'espère sincèrement que les chiffres seront publiés après les Jeux.
«De la diffusion de compétitions en direct, de l'écoute en direct de la télévision, des reportages Web variés, de la baladodiffusion, des blogues, 12 chaînes de Webtélé en direct, des résultats et des tableaux des médailles en temps réel.» Si Radio-Canada réussit à livrer la marchandise, il m'intéressera tout particulièrement de voir les chiffres de fréquentation de la zone «JO sur Internet» à la fin des Jeux.
Car pour ma part, c'est la première fois que je vois la télévision d'État vouloir autant se servir d'Internet pour rejoindre ses clientèles. Je dis «ces», car aujourd'hui, le concept de clientèle monolithique n'existe plus vraiment. Les auditoires sont fragmentés, les clientèles aussi. Et les nouvelles clientèles ne cessent de le dire à qui veut bien les entendre, elles ne regardent plus la télé, mais elles s'informent et se divertissent presque uniquement sur Internet.
Et bien, hop! Radio-Canada vient de leur donner une source à laquelle s'abreuver avec une programmation dérivée de celle de la télé et une qui sera aussi vraiment adaptée à ce médium qu'est Internet.
Mais ces nouvelles clientèles répondront-elles à l'appel de la société d'État? Si on tente de reproduire le modèle télé, non, assurément. Mais si on conçoit une zone «JO sur Internet» où il sera possible d'écouter le contenu de son choix, au moment désiré et sur l'appareil de son choix, alors là , oui, la SRC risque de concevoir un modèle gagnant. En n'oubliant surtout pas qu'une telle zone doit continuer à vivre APRÈS les Jeux.
Oui, j'ai vraiment hâte de consulter les chiffres de fréquentation de cette zone «JO sur Internet» (si la société décide de les rendre publics) pour voir si les nouvelles clientèles ont répondu présent.
Souhaitons-le.
par Michel Dumais
En espérant (c'est à la limite un beau rêve) qu'ils n'utilisent pas leur plate-forme propriétaire pour diffuser leurs contenus vidéos qui semble plutôt prometteurs...
Car c'est à mon sens une une véritable aberration que cette utilisation d'un applet ActiveX, qui fait fi d'à peu près toutes les initiatives à code ouvert qui existent à l'heure actuelle et de la portabilité sur différentes plate-formes, dans la diffusion de ces contenus publics.
Complément d'information ici : http://mediabiz.branchez-vous.com/2007/06/zone_audio_video_de_la_src_pro.html
Michel, si t'as besoin d'aide pour partir en guerre, ch'prêt à faire les 'tites sandwichs pas de croûtes.
Ben non, Michel. Radio-Canada reste Radio-Canada. Toujours incapable de comprendre le web 2.0, toujours incapable de se sortir du copinage propriétaire avec Micro$oft.
Personnellement, je n'irai pas visiter ce site là parce que je n'ai aucun intérêt à me faire plaisir au régime chinois et parce qu'il n'y aura aucune interactivité possible.