Un aperçu du journal de demain
Depuis le temps qu'on vous annonce le déclin des journaux papier, il me semble qu'il serait grandement temps qu'on vous présente leurs remplaçants. Voilà , c'est fait. Ils se nomment Times, Netvibes ou ItsMyNews et ils sont les premiers, et sûrement pas les derniers, d'une longue lignée d'outils destinés à remplacer votre quotidien favori.
Quelque chose ne peut pas changer s'il n'y a pas quelque chose qui ne change pas.
Bergson
Rien de plus difficile à assimiler que le changement.
Le concept même de changement se fonde sur le fait que rien ne peut rester inchangé, que tout évolue. Mais pour de nombreuses personnes, le changement fait peur.
Je me souviens des premiers temps du Web, cette période où tous les éditeurs de quotidiens disaient à qui voulaient bien les écouter que jamais au grand jamais, ils ne donneraient gratuitement leur contenu. Pour consulter les quotidiens sur le Web, il fallait payer.
Bon. Autre temps, autre discours non?
Aujourd'hui, sauf de rares exceptions, tous proposent leur espace en ligne gratuit, avec de surcroît, du contenu à valeur ajoutée.
Comme eut dit le vieux sage, Dieu regarda le tout, opina du coin de l'auréole et vit que cela était bon.
Et maintenant? Le quotidien papier, l'objet, est en déclin et le quotidien web lui, connaît une augmentation de son lectorat.
Soit.
Mais ensuite?
On peut toujours parler de disparition éventuelle du papier, ou encore de «print on demand», un fait demeure: le papier demeurera l'outil de prédilection pour les 45-50 ans et plus, et les plus jeunes préféreront l'électronique.
Mais, dans un monde virtuel, où nous aurons dématérialiser l'objet, comment consulterons-nous notre information?
Il y a bien ces appareils comme le Kindle, ou mieux, une tablette tactile multi-points optimisée pour la lecture. Mais à mon humble avis, ce ne sont que des outils intermédiaires. Personnellement, l'interface-utilisateur que j'adopterais immédiatement serait plutôt la «feuille de papier électronique», une feuille en polymère flexible, pliable et insensible aux attaques extérieures comme l'humidité, qui par le biais du sans-fil, téléchargerait son contenu dans sa mémoire interne.
Cela dit, quelle forme prendrait ce journal, comment l'information serait-elle présentée et quelle serait sa source. Ou plutôt ses sources.
Les sources? Mais les fils de syndication RSS, évidemment. Et la forme?
J'aime à penser que les NetVibes, SiloBreaker ou ItsMyNews, des outils en ligne, sont les précurseurs de ce que seront les quotidiens de demain, des quotidiens que nous pourrons personnaliser à souhait.
Mais si on parle d'outil local, intégré directement à cette «feuille de papier électronique», j'imagine très bien un outil comme l'agrégateur Times, un tout nouveau logiciel qui vient de faire son apparition sur Mac. Pour la présentation, pour la forme, pour la manipulation et donc, son interface utilisateur, Times se veut un outil qu'il convient sous surveillance.
Bien qu'il soit encore un tantinet instable, version 1.0 oblige, Times nous montre le chemin de ce que sera notre quotidien de demain.
Évidemment, je peux me tromper royalement, mais c'est un peu ça aussi le plaisir de faire de la prospective. ;-))






Vos commentaires
Tu parles souvent de contenant mon cher Michel. T'intéresses-tu un peu au contenu?
Qu'est-ce que ces joyeux outils amènent de plus que les manchettes générales, la météo et toujours le même contenu qui, à l'heure actuelle, est répété ad nauseam sur toutes les nouvelles plate-formes imaginables, ce qui fait dire aux observateurs de la sphère médiatique que l'explosion des "tuyaux" n'a pas véritablement amené une explosion de l'information, mais surtout du radotage.
Non vraiment, faudrait arrêter de parler de l'avenir du contenant et s'intéresser deux minutes à l'avenir du contenu. Cet avenir-là me semble plutôt sombre.
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Suggestion retenue.
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Quand on voit comment les médias, peu importe qu'il soit électronique, papier, audio ou vidéo, traite la nouvelle on peut d'ores et déjà prévoir que d'une manière ou d'une autre on ne traitera de n'importe quels sujets que de façon superficielle et surtout très ponctuelle. Quand je veux bâtir une maison je dois enfoncer les clous, un à un. Mais les médias ne coignent sur les clous que ponctuellement, on préfère carburer à de nouvelles nouvelles sans quoi le CONsommateur risque d'aller ailleurs. Pourrons-nous dans un avenir proche s'approcher d'une réelle évolution mon cher Steve ? Je ne peux croire que cette humanité puisse encore vivre cent ans sans suicide collectif "inconscient"... Un exemple, un fait dont plusieurs journalistes pourraient s'emparer est celui de l'auto électrique ZENN, on parle de pollution, du prix élevé de l'essence et malgré que cette auto soit fabriquée à St-Jérôme et que 45,000 d'entre elles roulent dans 44 états américains...ELLE EST ENCORE INTERDITE ICI!!!! Réveillez-moi quelqu'un! Et la Quasiturbine...et le moteur roue Couture...TM4... Non, nous n'en avons que pour Michaelle Jean à Paris, que du chalet de Mme Marois ou d'autres insignifiances... Comme quoi le ridicule ne tue pas. Ce que je veux dire c'est qu'il faudra bien un jour que quelqu'un décide d'enfoncer tous ces clous...ou notre cercueil deviendra collectif!
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