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jeudi 29 mai 2008 à 19H19

Rupert Murdoch: «L'imprimé est encore là pour 20 ans». (MàJ)

rupert murdoch
Le nouveau propriétaire du Wall Street Journal prédit une avenir sombre pour les journaux imprimés... mais affirme que cela constitue une formidable opportunité pour le grand quotidien économique américain.

Transportez-vous 20 ans dans le futur et essayez d'imaginer votre journal du matin.

Heu...

Vous le voyez comment? La notion même de quotidien papier sera-t-elle surannée? Parlerons-nous plutôt de canaux d'informations accessible soit par un appareil électronique quelconque? Le papier existera t-il encore?

Et bien si l'on en croit le grand patron du conglomérat News Corp., Rupert Murdoch, tous les quotidiens américains devraient connaître des problèmes au point où il ne sera plus viable de les imprimer. Et tout ceci, dans un avenir prochain, soit au cours des 10 prochaines années.

«Au cours des six derniers mois, les recettes publicitaires moyennes des journaux aux États-Unis ont baissé de 10 à 30%. Au cours des 5 ou 10 dernières années, ils ont fait toutes les économies possibles dans la production, avec les ordinateurs, mais pas dans le journalisme».
Agence France-Presse.
Rupert Murdoch pessimiste pour l'avenir des journaux. Cyberpresse.

Pour le grand patron de News Corp., les journaux n'auront d'autres choix que de couper là où ça fait mal, soit dans le journalisme lui-même.

«Certains pourraient disparaître. Et ils vont être concurrencés par les journaux locaux, ainsi que par les gratuits, qui jusqu'ici ne sont pas rentables ou à peine mais peuvent bouleverser le modèle économique des journaux».

Mais en même temps, il se veut optimiste pour le fleuron de son entreprise, soit le Wall Street Journal. Selon Murdoch, le WSJ pourrait être imprimé pour les 20 prochaines années. Mais, durant cette période, le quotidien économique new-yorkais verra son site Internet prendre de plus en plus d'importance au point où la rentabilité du quotidien sera assurée principalement par sa version en ligne.

Alors, selon vous, Murdoch est-il réaliste dans ses prédictions? Se veut-il plutôt être un oiseau de malheur qui à terme, se gourera?

Vous le voyez comment, votre journal du jour dans 20 ans? Dirons-nous plutôt le journal du moment présent? Le quotidien papier sera-t-il toujours... à la page? ;-)) Et les journalistes, vous savez, ces machins qui posent toujours de sales questions, seront-ils aussi présents dans les futures salles de rédaction? Je l'espère, car un journal composé par Google, reste que cela manquera clairement d'humanité.

Mise à jour: S'il n'y avait qu'un texte à lire aujourd'hui, c'est bien celui de Lise Payette, publié dans le Devoir. Que l'on soit d'accord ou non avec ses propos, il faut absolument lire ce texte, un formidable plaidoyer envers la profession de journaliste et le journalisme.

Il fut un temps au Québec où le propriétaire d'un journal pouvait être de l'allégeance politique qu'il voulait sans que ça teinte son journal. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il suffit d'avoir des yeux pour lire. Certains journalistes sont devenus comme ces mercenaires qui font la guerre du patron.

Certains journalistes n'auront pas d'autre option que de se regarder dans les yeux en se demandant s'ils sont encore dignes d'exercer ce métier. Un questionnement essentiel et urgent. Il en va de la crédibilité de ce métier.
Payette, Lise.
Journaliste, une espèce en voie de disparition. Le Devoir.

par Michel Dumais



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • img_5
    benetton paulette a dit le 2 juin 2008
    Répondre
    Signaler ce commentaire

    Bien d'accord avec Rupert Murdoch !
    Pessimiste pour les journaux version papier, mais très optimiste pour les journaux et les journalistes ... avec la version on line !!! Mais attention, aïe !!! la concurrence sera rude ! Va falloir se remettre en question et vite !!!
    Heureuse pour les arbres, qui eux, n'avaient rien demandé !!! Ils étaient là, tranquilles à nous synthétiser de l'oxygène, nous faire de l'ombre et nous apporter de la fraîcheur, quand le soleil est trop chaud, et puis un jour, on s'est mis à en faire frénétiquement du bois de chauffage, du papier, ... tout çà pour à la fin en faire de la fumée, en consommant de l'oxygène pour produire du gaz carbonique !
    Il est temps que celà cesse ...

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