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L'industrie de la musique réclame 100M$, mais a t-elle déjà réglé les créateurs?
L'industrie de la musique pourrait réclamer jusqu'à 100 millions $US aux services musicaux d'AOL, RealNetworks et Yahoo pour droits d'auteurs. Quel culot et quelle honte quand on sait que dans l'histoire des règlements des poursuites contre Napster et Kazaa, les majors ont gardé le fric pour eux, et nada pour les créateurs.
Je vous demande pardon, mais le billet d'aujourd'hui sera bref, mais un brin percutant:
Quelle foutue bande de bandits que sont les grands de l'industrie du disque.
Rappelez-vous cette nouvelle publiée en mars dernier: Suite aux nombreuses poursuites contre Napster et Kazaa qui ont permis aux majors du disque, représentés par la RIAA, d'engranger des centaines de millions de dollars (montant estimé 400M $), quelle a été la part retournée aux créateurs dans tout cela? Rien! Zéro! Zilch! Nada!
Et voici qu'aujourd'hui, sous la plume de Carine Savi, on apprend qu'il pourrait être exigé des trois grands services musicaux que sont AOL, RealNetworks et Yahoo de verser l'équivalent de 2,5% de leurs revenus tirés de la musique en ligne à la Société américaine des compositeurs, auteurs et éditeurs (ASCAP).
Comprenez-moi, je n'ai rien contre cette facture envoyée aux services en ligne. Ni contre la façon, ni contre le montant. Et je sais que l'ASCAP n'est pas la RIAA. Mais je ne peux pas m'empêcher de rager du fait que l'on continue d'encaisser le fric au nom des créateurs, alors que une première somme importante n'a pas encore été redistribuée.
Et d'ailleurs, a t-on demandé quelque chose aux créateurs? Sont-ils consultés? Sur le montant? Sur la façon de partager?
Qui se préoccupe vraiment des créateurs? Aux dernières rencontres de l'ADISQ, dans une salle pleine qui discutait avec passion et intérêt des nouveaux modèles d'affaires, savez-vous combien j'ai vu de créateurs?
...
Oui, les cinq doigts d'une seule main me suffisent à compter le nombre de créateurs présents dans la salle. Et pourtant, on parlait d'eux. Constamment.
Publié par Michel Dumais
le jeudi 1 mai 2008 à 18H21
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Cet article a reçu 7 commentaires:
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pascalmax
a dit le
2 mai 2008
C'est malheureusement vrai.
Denis Paul van Chestein
a dit le
2 mai 2008
Félicitations, ne serait-ce que pour le courage de le dire haut et fort sur la place publique... que dis-je, blogique. Et si on donnait la parole et surtout les moyens, à l'instar de RadioHead, aux créateurs afin que non seulement ils expriment leurs opinions sur le sujet de leur part des profits de leur labeur mais aussi qu'on leur offre les moyens de récolter directement et sans se faire exploiter les fruits desdits labeur et talent ?
d
Eric PETRE
a dit le
2 mai 2008
A Denis Paul : Qui a donné à RadioHead les moyens de se faire connaître? Prêt à donner un coup de main? Est-ce vous qui allez financer, à vos risques, la production et la promotion d'un artiste inconnu? A force de tirer sur les professionnels de la musique plus aucun jeune artiste ne trouvera les moyens financiers de sortir du lot. Une production professionnelle est un investissement important et très risqué. A ne pas oublier avant de hurler "au voleur"
jackie
a dit le
2 mai 2008
Je comprends que la situation des majors laisse à désirer mais je tiens à remettre les commentaires face à l'ADISQ en question. C'est vrai qu'aux Rencontres de l'ADISQ il y a avait peu de créateur, mais je crois que dénigrer les producteurs et les gens qui commercialisent les disques et spectacles des artistes ici, est teinté de jugement qui concerne plus les majors que les indépendants. La majorité des indépendants au Québec travaille fort, tout comme je le fais à tous les jours, à faire connaître leur artiste en trouvant des nouvelles façon de faire connaître leur produit à un moment où les radios sont plus ou moins ouverts à la nouveauté et où les émissions de variété télé disparaissent. Combien d'artistes travaille en "side-line" parce qu'ils ne peuvent pas vivre de leur art. Il y a plusieurs personnes qui travaille à les faire connaître ici et je peux vous dire que la majorité des gens dans l'industrie vise surtout à ce que leur artiste réussissent à vivre de leur carrière ce qui n'est pas une chose évidente dans notre marché. Alors comparer les majors qui sont des mutlis internationales et des maisons de disques locale, c'est deux mondes. Si vous avez si peu vu de créateur c'est que lors que vient le temps de défendre les intérêts du créateur, il y a des gérants qui sont justement mandatés pour la chose et des gérants, ils y en avaient plus qu'une mains aux Rencontres de l'ADISQ.
xfiles
a dit le
4 mai 2008
bravo Mr. Dumais
quel courage de dire tout ca sur un forum public, il etait grand temps. les sony et cie arrete pas de brailler qui perdre des $$$ sur le telechargement de la musique sans paye les droits... et eux il paye tu les droit en retour lors de reglements hors cour ou quand il font du $$ quand il se servent de leur musique.. je doute fort que les artise et auteur qui detienne les droits de ces music la, percoivent quoique ce soit des sony et amie qui encaisse des trilliard sur leur dos.. aille, sur quel épaule il pensent qu'il vont pouvoir brailler... le $ est tres loin d'etre un problem pour eu.. il est temps que les cercle d'ami des sony et cie arrete de nous faire chier et que meme si il sont une grosse machine, meme si on est petit, on est loin de se laisser intimider, alors david ne se laissera pas marcher sur les pied, et goliath peu aller se cacher
Denis Paul van Chestein
a dit le
5 mai 2008
À Éric: Même le plus respectueux des maîtres demeure un maître, demande à n'importe quel esclave, il te le dira. C'est à peu de choses près, l'image qui me vient en tête quand je pense à la Loi sur les droits d'auteur au Canada et à la structure d'exploitation systématique à outrance des créateurs qu'elle a permise aux majors de l'industrie du spectacle, de la musique et des arts en général de mettre en place. Éric arrête un peu là , tu vas me faire pleurer pour ses pauvres majors qui ont engragé des dizaines de milliards depuis des décennies et qui ne pourront plus bientôt engranger que des... centaines de millions. Ah, les pauvres petits !!!
Tibo
a dit le
6 mai 2008
À Éric Pêtre et à tous ses émules qui déchirent leur chemise pour les droits d'auteur. Comme je l'ai dénoncé en février dernier sur ce site, les grandes corporations brandissent les droits d'auteur pour leurs propres bénéfices. Le temps m'aura donné raison. Ces corporation se soucient très peu de leur artistes en autant qu'ils rapportent, c'est normal, c'est le fondement du mercantilisme. Je me répète donc, lorsque l'on voit tous ces "Stefie Shock" crier pour le vol de leurs droits d'auteur, sachez qu'il le font au nom de leurs: gérant, producteurs, promoteurs, distributeurs et vendeurs de musique mais très peu pour eux. Crier ne leur rapporte rien financièrement. Il le font par obligation pour leurs commettants, pour qu'ils puissent continuer à encaisser. Si tous ces satellites qui gravitent autour des artistes revendiquaient leur "dû" ouvertement et publiquement, je ne suis pas convaincu que le publique embarquerait. Vaut mieux agir sous un faux prétexte pour que les consommateurs se sentent coupables. À ce que je sache, les cassettes et les VHS n'ont pas fait les dommages dénoncés. Si moins de CD sont vendus aujourd'hui c'est que nous avons terminer de changer nos vinyles pour des CD et que les produits offert n'intéressent tous simplement pas les consommateurs.
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