Règlement de poursuites contre Napster et Kazaa: les majors ont gardé le fric pour eux
Ils ont engrangé des centaines de millions de dollars provenant du règlement des poursuites contre les sites Kazaa et Napster. Qui ça? Les majors du disque tel EMI, Universal Music et Warner Music. Et les créateurs dans tout cela? Rien, les majors ne leur ont pas donné un sou vaillant. Répugnant non?
Souvenez vous de Napster. Le diable en personne pour les majors du disque. Après moult tentatives, Napster a finalement cédé et réglé les poursuites contre elle pour un montant de 270 millions avant d'être finalement acheté par SonyBMG (Bertelsmann).
Il y eu aussi ces poursuites contre Youtube, qui ont apporté de l'eau au moulin... et un bon paquet de fric.
Bref, toutes ces poursuites ont permis aux majors du disque, représentés par la RIAA, d'engranger des centaines de millions de dollars (montant estimé 400M $). Et la part retournée aux créateurs dans tout cela? Rien! Zéro! Zilch! Nada!
Oui chers lecteurs, les majors de l'industrie n'ont pas versé un seul sou aux créateurs, soi disant parce qu'il leur est difficile de déterminer le pourcentage de la part revenant à tel ou tel artiste. Et pendant ce temps, les intérêts travaillent et demeurent dans les coffres des majors et de la RIAA.
Or les créateurs en ont marre. L'avocat John Branca, qui représente les intérêts d'artistes comme les Stones ou Korn, se demande à quand un règlement. Il en est de même pour Irving Azoff, qui représente Christina Aguilera, The Eagles, Van Halen, REO Speedwagon et Seal. On parle même de rumeurs de poursuites.
Mais peut-être qu'à terme, tout ces procédures sont inutiles et ne rapporteront rien aux créateurs. En effet, les coûts légaux associés aux poursuites sont tellement importants qu'il semble qu'il ne resterait pas grand chose dans les coffres des majors.
Et on se demande après pourquoi les artistes comme RadioHead ou Nine Inch Nails testent de nouveaux modèles d'affaires? Pourquoi les nouveaux créateurs tentent immédiatement leur chance sur Internet au lieu de vouloir faire affaire avec la traditionnelle machine?
Le modèle actuel, désuet, reliquat d'un passé pas si lointain, est clairement appelé à disparaître. Et les majors n'auront qu'eux à blâmer pour cela.
Inspiration:
New York Post, Artists say they want their music site dough
News.com, Where's our Napster money?








