MédiaMatinQuébec: c'est le temps de voler de vos propres ailes
Le 24 avril prochain, ce fera un an que les journalistes en lock-out du Journal de Québec publient gratuitement le MédiaMatinQuébec dans la Capitale nationale. Dites donc collègues, avec l'échec récent des négociations entre les lock-outés et Quebecor, il serait peut-être temps de penser à voler de vos propres ailes.
À moins d'être alimenté au lithium en intraveineuse et de vivre sur la planète du bonheur infini, ils sont peu nombreux ceux qui croient que le conflit de travail entre Quebecor et les lock-outés du Journal de Québec se réglera bientôt. On le déplore, car d'aussi longs conflits de travail laissent des traces indélébiles. Difficile de reprendre le travail lorsqu"on doit fréquenter quotidiennement ceux de «de l'autre camp».
Or, d'un côté, il y a un employeur qui tente de casser le syndicat, de l'autre, des employés qui n'entendent pas régler le conflit à rabais. À terme dans le collimateur de l'employeur, les négociations futures entre les journalistes du Journal de Montréal et l'entreprise dirigée par monsieur Pierre-Karl Péladeau. Déjà que les dernières négos entre Quebecor et les journalistes du Journal de Montréal se sont réglées à la dernière minute...
Détail coquin, depuis le 24 avril 2007, les employés en lock-out du Journal de Québec ont pris leur employeur de court en publiant du lundi au vendredi leur propre quotidien gratuit, le MédiaMatinQuébec. D'abord uniquement conçu pour enquiquiner Quebecor, le MMQ est aujourd'hui un quotidien qui possède son propre site Internet en plus de vendre publicité et petites annonces. Bref, il suffirait d'une simple poussée pour que le MMQ vive et que les lock-outés du Journal de Québec refassent le coup du père Péladeau qui, souvenez-vous en, avait lancé son Journal de Montréal alors qu'un conflit de travail empêchait le quotidien La Presse d'être publié.
Alors, à moins d'un miracle, d'une reprise soudaine des négociations ou de l'intervention d'un arbitre, peu s'accordent à voir ce conflit se régler en 2008. Ceci est d'une tristesse infinie, mais c'est aussi la réalité. Alors, vous attendez quoi les collègues? D'autant plus que votre capital de sympathie n'a jamais été aussi fort auprès du public?
Et pourquoi pas un petit mot du poète pour vous encourager: «L'arrivée de l'enfant a été dure pour la mère. Enfin, il est là, bien portant, vigoureux, déjà il rue et il crie... Tu es chez toi, vis, goûte, savoure et chante. Bon voyage à toi et à ta descendance.»






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