
Où le conflit de travail s'enlise à un tel point que des annonceurs du quotidien de Québécor délaissent le Journal de Québec au profit du quotidien gratuit des lockoutés.
Le premier est publié à 115 000 copies quotidiennement et 140 000 le samedi. Le second affiche un tirage de 40 000 exemples cinq jours/semaine. Le premier est une institution sur la scène médiatique, le second est un épiphénomène issu d'un conflit de travail.
Et dernièrement, après s'être commis sur la Toile, un geste fort apprécié de ceux qui n'arrivaient pas à attraper leur exemplaire matinal gratuit, le second continue d'irriter sérieusement le premier en accueillant maintenant des annonceurs. Des annonceurs qui défroquent et quittent le premier au profit du second.
Pas trop mêlé? Vous aurez compris que le premier est le Journal de Québec et le second, le journal des lockoutés, le MédiaMatinQuébec.
D'ailleurs, dans un reportage diffusé sur les ondes de Radio-Canada à l'émission «L'heure des comptes», on peut y entendre des annonceurs qui, après avoir constaté une baisse d'efficacité de leur publicité dans le Journal de Québec, quittent le quotidien de Québécor afin d'annoncer dans le quotidien des lockoutés.
Et ici, qu'on me permette sérieusement d'adresser aux collègues/artisans du quotidien gratuit une réflexion sur leur créature, le MédiaMatinQuébec: Avec l'arrivée d'annonceurs, ne sentez-vous pas que vous êtes sur le «tipping point», le point de bascule, ce moment où il vous sera difficile de revenir en arrière? Ne sentez-vous pas que vous êtes à deux doigts d'avoir réussi, à l'aide des technologies sans aucun doute, et aussi votre talent, à créer un incontournable sur la scène médiatique québécoise? Bref, qu'avec des moyens limitées, vous avez imité Pierre Péladeau, qui avait réussi lors de la grève de la Presse dans les années 60, à lancer le Journal de Montréal?
Je sais que vous désirez retrouver votre Journal de Québec, mais ne percevez-vous pas que d'ici deux à trois mois de présence soutenue d'annonceurs, vous n'aurez quasiment d'autre choix que de créer votre boulot et de faire vivre à tout jamais votre quotidien?
par Michel Dumais
Bonjour
Je pense sincèrement que le MédiaMatinQuébec pourrait s'influencer un petit peu de Google qui amasse une bonne partie de ses profits par la publicité et créer sa propre entreprise. Vous faîtes déjà mal à Québécor, ce gorille tente de vous arrêter, il perd de la publicité au profit de votre sideline!
Je reste à Québec et je passe tous les matins surle chemin Quatre-Bourgeois vis-à -vis le McDonald et je suis vraiment heureux de recevoir ce petit journal format pratique et qui donne un bon vent de fraîcheur dans la masse des quotidiens. Il est gratuit et de plus en plus de monde apprécie le fait de recevoir ce quotidien de bonne qualité.
Le Journal de Québec est présentement désuet et incomplet. Les unes font pitier!
Vive le MédiaMatinQuébec!
Jé