La mort vous va très bien et peut être vachement payante

Maintenant que les journaux ont perdu l'important marché des petites annonces au profit de sites comme Craigslist et LesPac, il semble que le prochain marché lucratif soit celui des notices nécrologiques. Les éditeurs sauront-ils relever ce défi?
En quelques années à peine, les éditeurs de grands quotidiens ont vu le très payant marché des petites annonces leur échapper au profit de sites Internet comme Craigslist ou, ici au Québec, LesPac. Et on ne parle pas d'Ebay. Certains observateurs ont bien tiré la sonnette d'alarme, mais en vain. Rien de plus conservateur qu'un éditeur de journal.
Maintenant que la guerre des petites annonces à été remportée par les Craigslist et consort, les journaux doivent impérativement trouver une nouvelle source de financement. Certains semblent avoir trouvé la solution et sont à développer ce prochain marché, celui des notices nécrologiques.
On le sait, actuellement, une notice nécrologique a une durée de vie de 2 à 3 jours. Par la suite, cette annonce tombe dans l'oubli, pour ne pas dire dans les limbes. Pourtant, en mettant en ligne cette même notice, on peut lui donner une vie éternelle, en lui adjoignant photos, vidéos et commentaires. Certains sites comme Respectance sont même à développer le concept de réseau social du macchabé. Faut le faire!
Ainsi, Associated Northcliffe Digital, qui opère le plus grand réseau de journaux en ligne en Angleterre, a lancé Lasting Tribute, un site offrant à sa clientèle un repositoire virtuel où tous peuvent laisser un commentaire sur la page du défunt.
Le Miami Herald entend de son côté favoriser la mise en ligne de contenu vidéo que les défunts auront enregistré de leur vivant, quelques jours avant de passer de vie à trépas.
Bref, qui des éditeurs québécois saura voir le potentiel commercial de la notice nécrologique en ligne?






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