TonTuyau, TonClip, et tutti quanti: le syndrome du "me too"
Quebecor qui lance très bientôt un MySpace, TonTuyau, TonClip et Juste pour Rire qui font dans le YouTube, Telus qui imite Flickr, Capazoo qui se lance dans le site alimenté en contenu par la communauté et Microsoft qui tente de reprendre à son compte l'ensemble de ces recettes avec son concept Live. Avouons-le, nous sommes entré dans l'ère du "moi aussi". Mais pour ce qui est de l'originalité, on repassera.
Dites, il y a quelqu'un voit une quelconque once de nouveauté dans les projets que nous cités ci-haut? Ok, une demi-once? Un gramme? À mon avis, le seul concept québécois qui se démarque des autres est Étoiles du Web, un amalgame YouTube/MySpace qui recèle un potentiel intéressant en plus d'être multilingue. Tout ce qu'il manque aux deux idéateurs d'Étoiles du Web, c'est un investisseur sérieux qui permettrait à ce concept d'être raffiné et bien commercialisé.
Pour le reste, on constate que chacun des projets ci-haut tente de capitaliser sur la popularité des concepts originaux (YouTube, Flickr, MySpace, etc) afin de profiter de quelques retombées publicitaires. Mais honnêtement, sommes-nous capable de faire mieux ou même, d'innover? Sûrement, mais innover veut aussi dire allonger des billets verts afin de faire de la R&D et à terme, de la commercialisation.
Or, les sociétés de capital de risque québécoises sont très frileuses pour ce qui est de risquer leur capital. Ceinture et bretelles pourrait-on dire. Et pendant ce temps, la seule firme de capital de risque qui ose prendre une chance de rencontrer des entrepreneurs locaux et/ou des créateurs québécois dans des événements comme le BarCamp est Garage technology Ventures, une société... américaine, fondée par l'évangéliste Guy Kawasaki. À en pleurer.








